Samedi dernier, je me suis donc présenté aux 100 miles de France en Ardèche pour un aller-retour de Saint Péray à Saint Martin de Valamas. Arrivé pas très serein, l’objectif était de tester mes adducteurs et j’espérais réussir à faire 6h ou 100km.
J’ai dû abandonner au 120e kilomètres par peur de mettre un mois à me remettre de la course et donc de flinguer les cdf de 24h à Vierzon. Pour ce qui est du récit de la course:
Départ à 9h du matin beaucoup trop rapide, j’avais hésité à suivre d’entrée de jeu Julia Fatton mais comme un idiot je suis parti vite à 11km/h pendant deux heures, pas encore assez vite pour suivre Guillaume Laroche qui lui est parti à 12… Mon cardio était au-dessus de 150 et au lieu de ralentir j’ai décidé de l’ignorer… SIC. Cela m’a permis de rester quelques kilomètres avec le vainqueur de la Milkil, très sympa d’ailleurs, on se sent tout petit à côté (encore une fois ça aurait du me mettre la puce à l’oreille et me faire ralentir). Au bout de deux heures je me décide enfin à ralentir. Puis entre le 30e et le 40e je me prends un coup de bambou comme j’en ai rarement eu avec la chaleur qui monte et me trouve obligé d’alterner marche et course ce qui n’étais pas prévu avant le 50e kil au moins… Je me fais doublé par Julia Fatton et Emmanuel Fontaine. J’appelle ma douce pour lui dire que ça ne va pas du tout et qu’il est possible que j’abandonne lorsque je les retrouverai au 46e … Puis petit à petit je me requinque et après être passé au 41e en un peu plus de 4h20 je retrouve la petite famille dans un état correct au 46e. Prochain objectif Saint Martin de Valamas au 83e.
Je continue mon alternance marche course tous les km ou deux km. Ça va encore jusqu’au 75e où je craque pour une Grimbergen. Les 8 derniers km sont très très durs et montant. J’arrive à Saint Martin crâmé en plus de 10h… Par contre la bonne nouvelle c’est qu’à part les trois premiers j’ai croisé plus tardivement que je pensais les premiers coureurs. Heureusement après le demi tour, dans la descente je suis comme neuf et me surprends à courir les 8 km sans marcher. Je sens qu’en forçant un peu je pourrai faire 120km sans problème mais que si je fais 160 ça va laisser des traces pendant plusieurs semaines. Du coup je donne rendez-vous à 00h15 à ma douce. Jusqu’au 100e ça va encore puis du 100e au 120e ça commence à être bien dur même si je remonte régulièrement des concurrents. J’arrive au 120e bien fatigué, les muscles qui commencent à durcir, il était temps que je m’arrête pour pouvoir vite récupérer et repartir sur un nouveau plan d’entraînement de 7 semaines. Du coup j’aurai fait 121 km en 15h15 soit du 8km/h environ avec un peu de D+ (500m et qq) et surtout une température de 30°. Belle séance d’entraînement.
C’est une très belle course, beaux paysages, peu de voiture, bons ravitos, bénévoles au top. A refaire mais en objectif principal ou plus à distance d’une grosse course.